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9 . La léproserie de Port-au-Loup (6)
Hôpital de lépreux. Des
comptes de cet hôpital existent aux archives de Nantes (fonds
de Piriac). Il dépendait de la Commanderie de Faugaret-en-Asserac,
avait été administré par les Templiers et après la
chute de ces derniers, par les Chevaliers de Saint-Jean
de Jérusalem. Une plage du pays est connue sous le nom
de l'Agneau Malade; c'est une transformation de mots
"la Noé aux Malades", noé voulant
dire prés bas. C'était la prairie, où les malades
venaient se promener.
Il y avait un port à
Piriac, un port important. La pêche du hareng et de la
sardine faisait la fortune des Pêcheurs. Certains
bateaux armèrent pour Terre-Neuve jusqu'en 1690. Enfin,
la récolte de vins était assez forte pour alimenter un
fret important. Lors d'une tempète, 200 barriques de
vins se trouvaient chargées sur les bateaux du port. Une
estacade en bois servait de jetée. En 1786, la jetée
actuelle fut construite avec les deniers founis par les
Etats de Bretagne, en 1758 et en 1760 un philantrope,
Monsieur Eude de Kéroman, contribua de ses deniers à la
construction de cette jetée, et donna l'horloge de
l'Eglise. Ses armoiries sont gravées sur une pierre de
granit de la jetée. Dans une séance du 30 pluviose an
III, le conseil municipal demande la construction d'un épi
à la tête de la jetée pour empêcher l'envahissement
des sables, construction effectuée depuis récemment. Le
nom de Keroman devrait être donné à une rue de Piriac.
La Réforme avait pour
chef dans notre pays François d'Andelot, baron de la
Roche-Bernard, époux de Marie Claude de Rieux, dont la
famille possédait le château de Ranroué. Le siège de
cette baronnie était le château de la Bretesche. Le
Croisic et Piriac devinrent deux centres protestants
importants. On trouve à Piriac la rue des Hugenots avec
son temple ou maison de la Huguenoterie et un lieu dit
Fort-Baron, qui rapelle la maison du ministre Baron,
natif de Piriac. En 1589, une flotte espagnole débarqua
à Saint-Nazaire une armée espagnole, venue pour aider
Merchoeur, chef de la Ligue en Bretagne, elle se dirigea
sur Hennebont, prit Piriac, incendia le château de
Campzillon en 1590, ce qui obligea les seigneurs à
transférer le siège de la baronnie de Campzillon à
Kerjean -en-Piriac. La famille de Tournemine était un
des principaux soutiens du protestantisme, ce qui
explique l'incendie du château de Campzillon. Quelques
soldats espagnols restèrent à Brandu et à La Turballe.
Certains noms espagnols sont restés dans le pays, comme
celui de Rio.
La Réforme eut des
adversaires déterminés : La Collégiale Saint-Aubin,
les dominicains de Saint-Yves à Guérande, La Communauté
de Guérande.
En décembre 1792, les
chouans occupèrent Piriac et menacent le maire Bachelot,
le frappent, ce qui lui occasionne une paralysie. Il
demande bientôt à démissionner. Le 17 mars, Jean Lolliéro,
ancien cocher de Monsieur de Traurout et Jean David, son
domestique, se promènent à Piriac portant la cocarde
blanche, armés de fusils et de sabres. Ils venaient de
Guérande et faisaient partie de la troupe qui l'assiégeait,
sous les ordres de Guérif de Lanouan. Le 18, des
chouans, commandés par Aguet, pillent les maisons de
Piriac; le 19, Guérande est pris par Guérif de Lanouan (7). C'est Yves Lohan fils, de Piriac, qui porte à
la place la sommation de se rendre. La ville se rendit et
la Royauté fut proclamée; 8 jours après, le général
Beysser, venu de la Roche-Bernard, reprit la ville ainsi
que Le Croisic, où il fit fusiller Monsieur David de
Drezigné, ancien maire, qui avait accepté le poste de
procureur syndic du roi.
Le 25 avril, 7 chouans
prennent les armes des habitants de Piriac et les déposent
à la maison Rado.
Ventes de biens
nationaux
Clergé, Fabrique de
Piriac, Presbytère : 4 800 livres; vignes, prés, terres
: 3 355 livres, soit 8 155 livres, acquis par A. Sauvrégis.
Cure de Piriac, 1 verger, une prairie, vignes : 4 754
livres.
Abbayes de Prières.
Dominicains de Guérande, Bénéfices de Saint-Fiacre, de
Saint-René, de Saint-Sébastien. Prieuré de Mesquer.
Emigrés : De Sécillon,
d'Andigné, J. Lallement prêtre, Jégo, Quifistre,
Bavalan.
(7) Guérif de Lanouan joua un rôle important dans la
guerre de Vendée et commanda une division de l'armée
royale
Bataille de
l'Ile Dumet
30 mai 1709. C'est une île,
qui a été bien préjudiciable aux marchands. Les
espagnols et les anglais venaient se cacher à l'abri de
cette île et ont pris une infinité de navires marchands
depuis 22 ans. 4 bâtiments anglais étaient réfugiés
dans l'île, 2 frégates françaises se présentent à 1
heure. On entend 660 coups de canon, 1 bateau anglais est
coulé. Sur le soir on ne voyait que feu dans l'île. Un
bateau s'échappe. On obligea les autres à se rendre
avec beaucoup de pertes. Le lendemain après-midi, nos frégates
firent voile sur la rivière de Nantes et envoyèrent à
Paimboeuf 2 navires ennemis. Sur l'un se trouvait un
capitaine français, de Bourneuf, nommé Arnaud, qui fut
roué vif, il s'était réfugié à Jersez pour cause de
religion. Le pilote fut pendu à Nantes au pré de la
Madeleine.
Bataille de
Piriac (1759) ou Bataille des Cardinaux ou Journée de Conflans (8)
La flotte française était
commandée par l'amiral de Conflans. Elle comprenait 21
vaisseaux de ligne et 5 frégates, dont Le Formidable, le
Soleil Royal, le Héros, le Juste, le Glorieux, le
Robuste, le Brillant, l'Eveillé, Sphinx, Dragon,
Bizarre, Inflexible. Chacun de ces vaisseaux avait 64
canons. Les 5 frégates avaient de 16 à 32 canons.
L'escadre anglaise de
l'amiral Hawke comprenait 45 vaisseaux, avait une supériorité
évidente. Le 20 novembre 1759, Monsieur de Conflans, était
en retraite entre Le Four, l'île Dumet, la pointe de
Piriac et la terre.
Les Anglais prirent le
Formidable, le Héros fut brûlé à la pointe du
Croisic, le Juste gagna la Loire, le Soleil Royal s'échoua
au Croisic, sur les rochers de Saint-Goustan. 7 vaisseaux
et 4 frégates se réfugièrent dans la Vilaine, à le
Vieille-Roche. Deux vaisseaux furent coulés. Monsieur de
Conflans fit sauter son navire.
Affaire de
Quiberon
Lettre Rado, Piriac, 14
nivose, an 8
"Le 12 du présent,
il a été tiré 2 coups de canon vers la baie de
Quiberon; hier 13, on a tiré 8 à 10 ou 12 minutes de
distance. C'était du gros calibre et le bruit de canon
me paraissait venir du côté de la baie de Suscinio,
commune de Sarzeau. C'était dans cette baie, que les
anglais avaient débarqué des chouans après la prise de
Quiberon. Aujourd'hui, l'horizon s'étant éclairi, j'ai
eu connaissance d'une division toujours à l'ancre dans
la même position, et vu son long séjour dans les mêmes
parages, il n'y a pas de doute qu'ils n'aient encore
quelque chose à donner aux chouans; d'ailleurs, cette
division a été renforcée par une frégate de plus."
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